Commentaire de l'UPS sur les déclarations de Monsieur Lussault
au petit-déjeuner fêtant le centième anniversaire de l'ENSEEIHT (dépêche AEF n°73324) en janvier 2007.
L'Union des professeurs de spéciales (UPS) s'étonne de la virulence des propos tenus par Michel Lussault, président de l'université de Tours et porte-parole de la CPU, selon lesquels les CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles) constitueraient "un modèle épuisé, replié sur lui-même, loin des exigences internationales, trop scolaire". Se refusant à toute polémique, l'UPS rappelle que les CPGE sont une composante à part entière de l'enseignement supérieur, dont la mission est de donner une formation pluridisciplinaire de qualité, prenant en compte les évolutions des disciplines enseignées et préparant à des démarches de recherche. Les étudiants qui y sont formés poursuivent leurs études avec succès dans les diverses voies de l'enseignement supérieur : universités, écoles normales supérieures, écoles d'ingénieurs ou de management, dont écoles universitaires.
Des coopérations équilibrées entre universités, grandes écoles et classes préparatoires sont possibles et souhaitables : les professeurs d'université et de classe préparatoire travaillent déjà ensemble dans le cadre des conventions CPGE-universités et ce travail doit se poursuivre. L'enseignement supérieur sera un thème de débat important des prochaines années et Michel Lussault soulève des questions dignes d'intérêt : socle commun des formations de premier cycle, mise en place d'une année préparatoire de type propédeutique. L'UPS prendra sa part à ce débat, en souhaitant qu'il conserve toute sa sérénité.
